Exit music, de Ian Rankin (trad. Daniel Lemoine, éd. du Masque)


Dernière enquête de l’inspecteur Rebus ou fausse sortie ?

Notre bonhomme matois est à dix jours d’une retraite qu’il voit arriver d’un œil maussade et peu enjoué. Il se lance donc à corps perdu dans une enquête ultime, épilogue d’une carrière mouvementée et riche, faite autant de fulgurantes déductions que d’accrocs répétés à la déontologie du fonctionnaire de base.

Flanqué de sa fidèle coéquipière dont il est le mentor absolu et d’une jeune recrue prometteuse, brebis blanche dans une famille de dealers en délicatesse avec la police, le voilà plongé jusqu’aux coudes dans la traque du meurtrier d’un poète russe, battu à mort dans les rues froides et venteuses d’Edimbourg.

A priori, les pistes ne sont pas si nombreuses et tournent toutes autour d’un magnat russe crapuleux. Réfugié en Ecosse pour fuir le procès qui l’attend à Moscou, Andropov tente une reconversion économique juteuse qui fait saliver d’opportunités les responsables politiques nationaux peu scrupuleux comme les réseaux mafieux locaux.

Rebus va donc traîner ses guêtres au Parlement, fréquenter les milieux financiers spéculateurs qui soignent leur image sous des allures de mécènes. Mais il va surtout croiser à nouveau le chemin de Big Ger Cafferty, escroc notable mais soi-disant rangé qu’il n’a jamais réussi à coincer tout au long de sa carrière de flic têtu.

Toujours hostile à l’ « establishment », en bisbille avec sa hiérarchie qui tente de ménager les « grands de ce monde », Rebus écope d’une sanction disciplinaire qui a pour but de le mettre hors jeu jusqu’à son départ définitif. Il se heurte également à la SCDEA, force de police spéciale chargée du crime organisé et des trafics de drogues, dont les agents zélés apprécient peu son ingérence et son implication personnelle dans le cas Cafferty.

N’écoutant que la voix de la désobéissance et très peu celle de la raison, Rebus finit par être au cœur d’un complot qui le désigne coupable de la tentative d’assassinat du gangster. Mais bien sûr, c’est lui le plus fort et grâce à son opiniâtreté et sa clairvoyance, il dénouera d’une main de maître les fils de cette intrigue plus compliquée qu’il n’y paraissait, in extremis avant la ligne officielle d’arrivée annonçant la fin de sa vie active.

Enfin… Cela ne m’étonnerait pas qu’on le retrouve d’ici quelques temps au sein de l’unité d’enquêteurs à la retraite chargée d’étudier les affaires non résolues… Les paris sont lancés !

Merci au service de presse des éditions du Masque !

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