Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle, Jonas Jonasson (Presses de la cité)
Ou les tribulations désopilantes d’un suédois candide et optimiste…
Le lecteur est joyeusement invité à suivre Allan Karlsson depuis son adolescence explosive jusqu’à son centenaire facétieux, couronnement éclatant d’une vie mouvementée et bien remplie où l’absurde le dispute au burlesque, toujours à la limite du canular.
Allan a une devise à laquelle il ne déroge pas et qu’il tient de sa défunte mère : les choses sont ce qu’elles sont et seront ce qu’elles seront. Cette maxime gouverne sa vie depuis sa tendre enfance, non pas par fatalisme, mais par simplicité : l’esprit est quand même bien plus libre et léger si on cesse de s’angoisser à chaque événement qui nous arrive !
Et des évènements, Allan en a connus tout au long de sa copieuse vie. Des évènements, que dis-je ! De renversantes péripéties qui l’ont entraîné à travers le vaste monde, des aventures incroyables qui l’ont amené à rencontrer d’illustres et puissants personnages, une odyssée rocambolesque qui l’a conduit indépendamment de sa volonté à jouer un rôle prépondérant dans l’équilibre géostratégique du XXème siècle.
Mais oui bien sûr ! Cet obscur provincial inculte sorti tout droit de ses congères scandinaves, cet escogriffe un temps interné pour débilité certes légère mais quand même, ce célibataire curieux et débonnaire a vécu tout au long de ses cent ans, mille vies ébouriffantes, mille histoires abracadabrantes, mille occasions improbables de trépasser, mille contes merveilleux !
Et il est increvable : le voilà reparti pour un tour, fuguant de sa maison de retraite, enchaînant les concours de circonstances fumeux et les hasards qui font bien les choses, provoquant dans son sillage une véritable zizanie.
Allan Karlsson, c’est le François Perrin scandinave, le François Pignon champion toute catégorie…
Infatigable, toujours lancé à plein régime avec une ronronnante régularité qui peut cependant avoir un effet monotone, « le vieux » nous donne parfois quelques occasions de décrochage. Bah oui, cent ans, c’est chouette mais ça peut être long ! Avec quelques pauses prophylactiques, cette lecture qui offre du divertissement et de l’humour à froid à la régalade assaisonne malicieusement les beaux jours du printemps.
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle, (Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann, 2009), de Jonas Jonasson, traduit du suédois parCaroline Berg, éditions des Presses de la cité, 10 mars 2011, 454 pages
ISBN 9782258086449 / 21 €
















Commentaires
Déjà j’adore la couverture ! Ensuite, j’avais repéré ce bouquin qui m’avait intrigué :L’idée d’un vieux bonhomme fuguant de sa maison de retraite je trouvais l’idée séduisante. A te lire, ça à l’air tout bonnement d’un pur bonheur d’évasion ( au sens littéraire du terme hein!), un roman truffé de truculentes situations si je te suis bien ! Et puis un roman où la vieillesse n’est pas perçue comme une tare ou une déchéance, ça donne une toute autre vision de la vie !! rien que pour cela je crois que je vais me laisser tenter. Je n’en ferai pas un billet de lecture, mais à l’occasion je viendrai te dire ce que j’en aurai pensé! Amitiés
Tu verras, c’est à la fois surréaliste et un peu hystérique !
Je l’aime ce petit vieux si sympathique… Tout à fait déjanté comme il faut, un vrai coup de coeur….
Ah ! une fan d’Allan ! Mais tu t’imagines avec un grand-père de ce genre ????!!!!!! Éreintant…
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