Seul l’avenir le dira, Jeffrey Archer (Les Escales)


Si vous cherchez du romanesque à vous mettre sous la dent cet été, vous tenez ici un excellent candidat qui ne vous fera regretter ni Sue, ni Dickens, même si l’auteur Jeffrey Archer, est un de nos contemporains !

Nous sommes à Bristol au lendemain de la première guerre mondiale. Le port et ses docks rythment la vie économique de la ville. Les hommes ayant survécu aux tranchées du nord de la France sont de retour dans leur famille. Le jeune Harry Clifton cependant se trouve orphelin de père, tombé au champ d’honneur selon les dires de sa mère Maisie.

La famille Clifton est pauvre. Maisie essaie de gagner sa vie honnêtement et travaille comme serveuse dans un salon de thé. Harry fait l’école buissonnière et traîne sur les docks. Il y fait la connaissance du vieux Jack, mi- clochard, mi- ermite savant, qui vit dans un wagon Pullman à quai, près des bureaux de la compagnie maritime Barrington.

Cette rencontre va modifier le destin de Harry. Jack voit en lui un enfant très intelligent, doté en plus d’une voix d’ange, capable avec un peu de chances de s’extraire de sa condition sociale misérable. Fort de ces atouts, un complot bienveillant s’ourdit à son insu pour faire entrer Harry dans une école renommée.

L’adaptation d’Harry à l’école Saint-Bède ne se fait pas sans difficultés. La vie en internat est difficile, surtout pour un garçon boursier qui ne connaît pas les bonnes manières aussi bien que les fils de familles aisées. Mais Harry s’accroche et l’amitié du brillant Deakins et du riche fils Barrington lui ouvre des perspectives inattendues. Le collège d’Oxford ne semble plus inaccessible.

L’ascension sociale du fils de docker est vertigineuse. Seule ombre au tableau, la tension qui étreint l’Europe depuis l’arrivée au pouvoir d’un certain Hitler en Allemagne et la tristesse nationale à l’annonce de l’abdication d’Edouard VIII pour épouser une Américaine divorcée. Harry, pressentant une guerre imminente, s’apprête malgré tout à épouser la sœur de son ami Giles Barrington avec la bénédiction de tout le monde… ou presque. Et c’est dans ce « presque » que le drame va se nouer…

Cette chronique de la famille Clifton de 1920 à 1939 est le premier tome d’une fresque dans la droite ligne des romans populaires les plus prenants… De 13 à 97 ans, aucune raison de bouder son plaisir !

 

Seul l’avenir le dira, Chronique des Clifton, tome 1 (« Only time will tell, 2011) de Jeffrey Archer, traduit de l’anglais par Georges-Michel Sarotte, éditions Les Escales, avril 2012, 486 pages,
ISBN : 9782365690072   /  22,50 €

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