Pour seul cortège, Laurent Gaudé (Actes sud)


Vies héroïques, destins tragiques, mythe flamboyant aux couleurs antiques et conte lyrique aux parfums d’Orient…

La vie sublimée d’Alexandre le Grand scintille et miroite sous nos yeux, ou plutôt sa mort imaginée. Le grand vainqueur de batailles, l’insatiable bâtisseur d’empire, le cruel stratège se tord de douleur et sent la vie lui échapper alors même qu’il poursuit un ultime rêve de gloire : passer l’Indus et conquérir de nouveaux territoires à l’Est. Son émissaire est déjà en route pour annoncer ses intentions belliqueuses au grand souverain étranger. Qu’il tremble, car Alexandre a jeté son dévolu sur son royaume !

Comme jadis lorsqu’il a soumis la Perse, le Macédonien inflexible est guidé par son destin extraordinaire, par un souffle divin qui anime ses gestes et gonfle sa poitrine. Mais cette énergie se tarit et il est temps de rassembler les pleureuses pour l’accompagner à sa dernière demeure, dans les fastes funéraires du guerrier majestueux qui résonnent des craquements funestes de l’empire qui se disloque.

La fille de Darius le vaincu sort de sa retraite pour protéger la dépouille du grand homme, la soustraire à la profanation, l’extraire du monde des hommes et la remettre à celui des dieux en un endroit secret d’éternel repos. Les fidèles d’entre tous les fidèles, cinq compagnons éclairés par un cavalier sans tête, galopent quant à eux aux frontières de l’Empire pour libérer le souffle d’Alexandre au-delà du fleuve infranchi. Ensemble et chacun à leur manière, ils sacrifient sans remords leur vie pour parfaire la légende et accomplir le destin du héros trépassé.

Nourri de l’esprit des mythes antiques, des poèmes épiques et des légendes ancestrales, façonné par les mots proches des mille et une nuits, le récit transporte le lecteur dans la chaleur et l’oppression d’un monde antique où la violence précède la gloire, la puissance défie le temps, l’honneur précipite la mort. Il faut le lire d’une traite pour se laisser gagner par le charme vénéneux inspiré par les textes et les images du Proche-Orient ancien, se laisser bercer par les douces sonorités exotiques d’un monde englouti, se fondre dans un fascinant péplum où le merveilleux sublime le périssable.

 

Merci au service de presse des éditions Actes Sud !

 

Pour seul cortège, de Laurent Gaudé, Actes sud, 22 août 2012, 186 pages
ISBN : 9782330012601 / 18 €

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Commentaires

[...] Pour seul cortège, Laurent Gaudé (Actes sud) [...]

posté par La Ruelle bleue : blog littéraire le 26.08.12 à 11 h 53 min

Bonjour. Le sujet m’intéresse et j’aime bien Gaudé en général. Je pense me laisser tenter.

posté par argali le 27.08.12 à 17 h 01 min

Tout semble donc réuni pour que ce livre te plaise !

posté par La Ruelle bleue le 28.08.12 à 11 h 42 min

Bonjour,
Moi, je trouve que ta note est sublime, elle est si tentatrice que je ne regrette pas de ne pas l’avoir lue en entier avant de lire le livre, j’aurais été vraiment décue …. ce que tu en dis est très juste, je trouve, mais pour moi, le « charme vénéneux » est un peu trop appuyé, le péplum un peu trop péplum … Mais en te lisant, j’ai peut-être compris pourquoi la fièvre m’a quitté en cours de route, je l’ai lu en deux fois … En attendant quand même, le prochain Gaudé !

posté par Athalie le 06.10.12 à 12 h 45 min

Bonjour Nathalie,
je suis d’accord avec toi, le ton épique est très appuyé… mais cela a son charme si on décide de s’y laisser bercer ! Et ce que tu me dis confirme en effet qu’il faut le lire en une seule fois, comme un conte des mille et une nuits, avec ses fastes, son exubérance, sa « chatoyance »… et son emphase !

posté par La Ruelle bleue le 06.10.12 à 17 h 50 min

En complément, voir aussi cette lecture de « Pour seul cortège », bien documentée et s’appuyant sur de nombreuses références aux auteurs anciens, publiée sur Insula : http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2012/10/pour-seul-cortege/

posté par adelos le 26.10.12 à 23 h 58 min
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