Indexé rentrée littéraire 2009

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Les Visages, de Jesse Kellerman (trad. Julie Sibony, éd. Sonatine) thumbnail image

Les Visages, de Jesse Kellerman (trad. Julie Sibony, éd. Sonatine)

Les éditions Sonatine nous livrent à nouveau un roman policier original, tant par son style narratif empreint d’autodérision sur les polars en général que par l’habile imbrication d’une saga familiale lourde de secrets et d’une trame policière inhabituelle se déroulant dans le milieu de l’art contemporain.

Contre-jour, de Thomas Pynchon (trad. Claro, éd. du Seuil) thumbnail image

Contre-jour, de Thomas Pynchon (trad. Claro, éd. du Seuil)

Ce récit foutraque et loufoque s’ouvre sur l’exposition universelle de Chicago en 1893 et se ferme 1200 pages plus loin dans les années suivant la Première Guerre mondiale. "Contre-jour" : c'est une fanfare assourdissante dont on ne peut s’empêcher de siffler la mélodie.

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (trad. Claude Seban, éd. Philippe Rey ) thumbnail image

Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates (trad. Claude Seban, éd. Philippe Rey )

Pennsylvanie, 1974 : traumatisme de la guerre du Viet-Nam, scandale du Watergate, luttes pour les droits civiques. C’est dans cette Amérique bousculée et en pleine mutation que deux jeunes filles de 18 ans partagent la même chambre au Schuyler College.

La moustache, de Tahsin Yücel (trad. Noémie Cingöz, éd. Actes sud) thumbnail image

La moustache, de Tahsin Yücel (trad. Noémie Cingöz, éd. Actes sud)

« Un Turc sans moustache est comme une maison sans balcon », dit un proverbe turc ; et c’est ce que nous illustre cette fable qui raconte l’histoire hautement symbolique d’une exceptionnelle moustache turque, derrière laquelle se cache Cumali, fils d’un notable de village, quelque part en Anatolie.

Le ciel de Bay City, de Catherine Mavrikakis (éd. Sabine Wespieser) thumbnail image

Le ciel de Bay City, de Catherine Mavrikakis (éd. Sabine Wespieser)

Ce livre est un témoignage littéraire du traumatisme de la deuxième génération dont héritent les enfants des survivants de la Shoah. Exigeant, dur, sombre mais nécessaire, il est porté par une écriture rageuse, un souffle où l’urgence le dispute à l’indicible.

Un soupçon légitime, de Stefan Zweig (trad. Baptiste Touverey, éd. Grasset – bilingue-) thumbnail image

Un soupçon légitime, de Stefan Zweig (trad. Baptiste Touverey, éd. Grasset – bilingue-)

Où l'on retrouve avec plaisir le style littéraire si fluide et délicat de Zweig, ses descriptions sensibles et fines des êtres et des situations, son talent d’écrivain qui allie la concision des mots et la force narrative.

Hors champ, de Sylvie Germain (éd. Albin Michel) thumbnail image

Hors champ, de Sylvie Germain (éd. Albin Michel)

Qu’êtes vous sans le regard et l’écho des autres ? Et quel serait votre degré de frustration à vous sentir seul et inutile, à voir sans être vu, confronté au vide et à la vacuité de votre existence ? La disparition, l’oubli, n’est-ce pas le prélude à la mort ?

Vendetta, de R. J. Ellory (trad.  Fabrice Pointeau, éd. Sonatine) thumbnail image

Vendetta, de R. J. Ellory (trad. Fabrice Pointeau, éd. Sonatine)

Il y a du Shakespeare et du Machiavel dans ce livre. Et il y a le talent de conteur de R. J. Ellory. Cet écrivain sait raconter de vraies histoires d’hommes qui ne sont pas reléguées à de la simple figuration derrière une intrigue policière et réussit un bel équilibre ...

Le Tombeau de Tommy, d’Alain Blottière (éd. Gallimard) thumbnail image

Le Tombeau de Tommy, d’Alain Blottière (éd. Gallimard)

Inspiré par les mémoires d’une mère aimante et dévouée dont le fils figure sur l’Affiche rouge, un réalisateur de film projette de tourner une biographie de Thomas Elek. Ce jeune Juif hongrois au sein du groupe Manouchian fut fusillé au Mont Valérien en 1944 pour actes de terrorisme contre l’armée occupante.

Ce que je sais de Vera Candida, de  Véronique Ovaldé  (éd. de l’Olivier) thumbnail image

Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé (éd. de l’Olivier)

Trois femmes, trois générations, quelque part en Amérique du Sud, partageant un destin commun de maternité violée, arrachée, subie. Trois fortes personnalités dignes, droites et fières, malgré les handicaps de la vie comme la pauvreté, la prostitution ou le simple fait d’être née femme, de père inconnu, renié, caché.

L’Énigme du retour, de Dany Laferrière (éd. Grasset) thumbnail image

L’Énigme du retour, de Dany Laferrière (éd. Grasset)

Ce récit de retour au pays est marqué par le style de narration, entre vers libres courts et sentencieux et phrases limpides et vibrantes. Graves et profondes, les réflexions de l’auteur sur son exil et la redécouverte de son pays natal oscillent entre sérénité et nostalgie, indulgence et espoir.

Le Chœur des femmes, Martin Winckler (éd. P.O.L.) thumbnail image

Le Chœur des femmes, Martin Winckler (éd. P.O.L.)

Ecrit sur le mode narratif des séries télévisées, ce roman résonne comme l’écho de la complainte chantée de la femme face à son corps et s’affiche comme un roman pédagogique où la morale veut que le médecin ait autant à apprendre de ses pairs que des patients eux-mêmes.

La Ruelle bleue © Nathalie Goldgrab